Le 11 juillet dernier, Jean Dujardin publiait sur son compte Instagram une vidéo du panorama qu’offre l’hôtel cinq étoiles des Roches Blanches, accompagnée de deux mots : « Pas mieux ». Propos rapidement confirmés par Guillaume Canet, habitué des lieux également.
Construite en 1887 sur la presqu’île de Cassis, la bâtisse devenue hôtel au début du XXe siècle a vu passer Winston Churchill, Édith Piaf et quelques générations de vacanciers suffisamment bien renseignés pour préférer le Cap Canaille au front de mer. Le principe n’a guère changé depuis : d’un côté, le port de Cassis à quelques minutes à pied, de l’autre, les Calanques. Devant : une falaise de près de 400 mètres qui rougit avec le soleil et occupe une bonne partie du champ de vision. Entre les trois, Les Roches Blanches ont ajouté au fil du temps cinq étoiles, seize suites, trois restaurants, deux piscines et de quoi sérieusement compliquer toute envie d’aller voir ailleurs.
Bleu sur bleu
L’Infinity Pool, longue de vingt mètres, s’étire face au Cap Canaille avec la Méditerranée dans son prolongement. La seconde, dite Historique, se tient un peu plus en retrait, bordée de pins centenaires. Avec ses rochers blancs, sa végétation et la mer en arrière-plan, elle est devenue au fil des étés la signature visuelle des Roches Blanches, reconnaissable entre mille sur Instagram. Deux ambiances, donc, mais un même problème : choisir où poser son transat.
Autour des bassins, même souci du détail : cocktails et restauration légère arrivent jusqu’au transat, accompagnés d’oshibori parfumés, de brochettes de fruits frais, d’un nettoyage de lunettes (oui, oui) et même d’un chariot de glaces artisanales.
Temps libre, mode d’emploi
Encore faut-il réussir à quitter le bord de la piscine, mais si jamais, le programme regorge de nouvelles activités cette saison. Padel, tennis et pickleball sont désormais à la carte du Club de la Presqu’île et paddle et kayak sont disponibles directement au départ de l’hôtel. Une petite Topolino électrique est mise à disposition des occupants des suites Signature pour rejoindre le village ou le Cap également. La conciergerie Clefs d’Or peut aussi, selon l’humeur (et le budget), organiser un bateau, un buggy dans les vignobles, un VTC ou un hélicoptère.
Tour de tables
Bien entendu, le changement se ressent aussi à table. Les Belles Canailles, adresse signature de la maison, a changé de décor, de mobilier et de carte : le dimanche, le déjeuner s’y transforme en brunch musical face au Cap Canaille. Rocco, ouvert au printemps, prend le parti de l’Italie et d’une cuisine généreuse, sous la direction du chef Alessandro Guardiani. Le Loup Bar, quant à lui, descend presque jusqu’au niveau de l’eau pour regarder beaucoup plus à l’est et un peu à l’ouest : cuisine Nikkei, influences japonaises et péruviennes, raw bar, menu Omakase, Wagyu et cuisson au kamado. Trois restaurants que l’hôtel fait d’ailleurs volontiers alterner sur un séjour, histoire de régler rapidement la question du « où est-ce qu’on mange ce soir ? ».
Cadre supérieur
Reste la question de la chambre. Ou plutôt des suites : Les Roches Blanches en comptent seize, dont l’architecture semble parfois avoir été décidée moins en fonction des murs que de ce qu’il était possible d’y voir derrière. Les Junior Suites ouvrent largement sur la Méditerranée ; les Suites Calanques ajoutent un toit-terrasse de 75 m² face au large ; la Suite Signature Duplex occupe 98 m² sur deux niveaux, avec hammam privé et son propre toit-terrasse. Dans l’ancienne maison de maître Art déco, les Suites Winston et Édith reprennent les noms de leurs deux pensionnaires les plus célèbres, avec baies vitrées ouvertes sur la mer, mobilier en noyer conçu sur mesure et salles de bains en pierres naturelles.
Pour ceux à qui une suite semblerait encore un peu collective, il reste Cala Bianca. Cette villa de 280 m² déploie quatre chambres pensées comme des suites sur quatre niveaux, deux piscines chauffées, hammam, salle de massage, espace Technogym, terrain de pétanque, majordome dédié et accès privé à la Méditerranée. Elle accueille huit personnes et conserve les services du cinq-étoiles voisin. La maison de vacances, donc, à ceci près que vous n’avez rien à faire.
Depuis 1887, beaucoup de choses ont évidemment changé sur la presqu’île. Les chambres se sont agrandies, les cocktails se sont sophistiqués, le pickleball est arrivé et les piscines ont désormais leur carrière sur Instagram. Le Cap Canaille, lui, n’a pas bougé. Sur ce point au moins, Jean Dujardin avait vu juste : difficile de faire mieux.









