De vampire romantique en justicier nocturne, Robert Pattinson n’a cessé d’échapper aux rôles dans lesquels on aurait volontiers voulu l’enfermer. En le choisissant comme nouvel ambassadeur international, Jaeger-LeCoultre s’associe à un acteur qui partage avec la Manufacture un goût certain pour les chemins de traverse.
Il faut reconnaître à Robert Pattinson un talent assez rare : celui d’avoir déjoué toutes les prédictions formulées à son sujet. Après le succès planétaire de Twilight, l’acteur britannique aurait pu s’installer durablement dans le confort des productions calibrées et des premiers rôles romantiques. Il a préféré prendre la tangente. Quitte à surprendre, à se rendre parfois méconnaissable et, surtout, à compliquer joyeusement la tâche de ceux qui auraient aimé lui coller une étiquette.
David Cronenberg, les frères Safdie, Claire Denis, Robert Eggers, Christopher Nolan, Bong Joon-ho ou encore Matt Reeves : au fil des années, Pattinson a composé une filmographie qui ressemble moins à un plan de carrière qu’à une succession de paris. Dans Good Time, il traversait New York avec l’urgence d’un homme poursuivi par ses propres décisions. Dans High Life, il dérivait aux confins de l’espace sous le regard de Claire Denis. The Lighthouse l’enfermait ensuite face à Willem Dafoe dans un huis clos marin et halluciné, avant que Tenet, The Batman puis Mickey 17 ne le ramènent vers des productions à plus grande échelle. Sans jamais tout à fait abandonner son goût pour l’étrangeté.
Cette trajectoire n’est sans doute pas étrangère à sa nomination comme nouvel ambassadeur international de Jaeger-LeCoultre. Sur le papier, la rencontre semble presque évidente : d’un côté, un acteur attiré par des rôles inattendus ; de l’autre, une Manufacture fondée en 1833 dans la Vallée de Joux, dont l’histoire s’est écrite à force d’inventions.
Avec plus de 1 400 calibres développés et 430 brevets déposés depuis sa création, Jaeger-LeCoultre a fait de l’innovation une manière d’entretenir son héritage plutôt que de le placer sous cloche. Ses 82 ateliers réunissent aujourd’hui 108 métiers et 235 techniques, parmi lesquelles 69 signatures propres à la Manufacture. Des chiffres impressionnants qui racontent surtout une obsession du détail. Pattinson ne dit pas autre chose lorsqu’il évoque son attrait pour les montres mécaniques : « Pour moi, les objets les plus fascinants sont ceux qui possèdent une véritable profondeur. Une belle montre ne se résume pas à sa précision : elle représente aussi un caractère, un savoir-faire et l’histoire de sa fabrication. »
Chez Jaeger-LeCoultre, il dit retrouver une « maîtrise discrète », à la croisée de la technique et de l’expression artistique. Une définition qui pourrait presque s’appliquer à son propre jeu.
À l’écran comme sur les tapis rouges, Robert Pattinson impose un style personnel, entre élégance classique et détails plus inattendus. La suite de son parcours confirme cet éclectisme. Après avoir rejoint Christopher Nolan pour The Odyssey, il est notamment attendu dans le troisième volet de Dune, réalisé par Denis Villeneuve, ainsi que dans Primetime, qu’il produit par l’intermédiaire de sa société Icki Eneo Arlo. Une activité qui lui permet désormais d’accompagner des projets indépendants comme des productions de studio. La campagne officialisant sa collaboration avec Jaeger-LeCoultre sera dévoilée à la mi-septembre. La Maison n’a donc pas seulement choisi un acteur élégant pour porter une belle montre, mais un partenaire habitué à prendre des directions inattendues. Après tout, savoir donner plusieurs visages à une même histoire est aussi une affaire de mouvement. Et parfois, de temps.




