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LA MOSTRO BALLET DE PUMA SELON LOUIS-GABRIEL NOUCHI

Par JULIAN DE SOUVIGNY

La Mostro n’a jamais été une sneaker facile. Lancée en 1999, avec sa semelle à picots et sa ligne basse un peu étrange, elle n’a jamais vraiment suivi les autres. Elle est restée dans un coin, reconnaissable entre toutes.

Quand Louis-Gabriel Nouchi commence à travailler avec PUMA en 2025, il ne cherche pas à la rendre plus “belle”. Il simplifie. La première version est une mule. Le talon disparaît. La silhouette devient plus nette, presque plus sèche. Certains ont été surpris. C’était le but.

La Mostro Ballet, présentée pour l’Automne-Hiver 2026 et sortie en janvier, pousse cette idée plus loin. La semelle est la même qu’à l’origine ces picots très marqués, qu’on remarque immédiatement. C’est ce qui relie toutes les versions entre elles.

Au-dessus, tout est plus bas, plus près du pied. Les lacets ont disparu. Une seule sangle élastique traverse le cou-de-pied. Sur certaines paires, des clous sont posés à la surface. Pas pour décorer. Plutôt pour rappeler que la Mostro n’a jamais été douce.

Deux couleurs dominent : un noir très compact, presque fermé, et un brun profond, plus vivant selon la lumière.. Ce n’est pas une réinvention spectaculaire. C’est une suite logique. Nouchi enlève, ajuste, recommence. Il garde ce qui compte et laisse le reste.

La Mostro Ballet n’essaie pas de séduire tout le monde. La forme change. La base reste. Et ça suffit.