Sur la plage de Leblon, à Rio de Janeiro, une adresse confidentielle célèbre l’art de vivre carioca dans un décor où la jungle non loin et l’océan tout près composent une partition tout en nuances. Imaginé par l’artiste et militant écologiste Oskar Metsavaht, le JANEIRO cultive un luxe sans ostentation, à l’écoute des mille mélodies qu’imagine sans cesse une ville à la nature luxuriante et au charme intemporel.
Dressé face à l’Atlantique, sur la cosmopolite plage de Leblon, voisine d’Ipanema, le JANEIRO a choisi de faire de l’horizon son plus précieux ornement. Ici, les nuances de bleu se prolongent jusqu’aux îles Cagarras, tandis que la silhouette du Morro Dois Irmãos dessine, au loin, les contours d’un paysage presque irréel, que le soleil inonde la baie et ses surfeurs ou qu’une pluie tropicale frappe, furieuse, la terre. Ouvert en 2018, cet établissement discret doit son existence à la vision d’Oskar Metsavaht, créateur brésilien et attentif observateur de l’identité carioca. Son ambition ? Traduire une certaine essence de Rio en proposant une hospitalité contemporaine, où sophistication et simplicité avancent de concert. Aux démonstrations spectaculaires, le JANEIRO préfère l’évidence des matières, la justesse des proportions et cette façon très brésilienne de faire entrer la nature dans les espaces de vie.
Car à peine pénètre-t-on dans le petit lobby que s’impose la présence du bois travaillé sur mesure pour l’hôtel. Lits, tables de chevet, fauteuils, armoires et panneaux muraux se répondent en un ensemble séduisant où chaque détail trouve élégamment sa place. La paille tressée apporte une texture supplémentaire, notamment aux assises du charmant restaurant, dont les courbes évoquent la délicatesse d’un coquillage. Au-dessus des tables, des luminaires en verre recyclé, façonnés dans le sud du Brésil, diffusent une lumière tamisée à travers leurs abat-jours en lin, coiffés de bois de freijó. Une atmosphère enveloppante qui invite à ralentir, ce qui est certainement le trait distinctif majeur de Rio. Cette attention portée à l’artisanat brésilien s’exprime jusque dans l’architecture de l’établissement. Sur le toit-terrasse Varanda, un escalier hélicoïdal aux marches flottantes s’impose en effet comme une sculpture à part entière. Sa spirale aérienne, écho au modernisme brésilien, introduit un mouvement inattendu dans cet univers de lignes épurées. Plus haut, la petite piscine – comme le sont la plupart des bassins des hôtels de la baie – semble suspendue entre ciel et mer. Le regard embrasse les toits de Leblon, les reliefs verdoyants et l’immensité bleue, tandis que le Cristo Redentor veille sur la ville.
Ce même paysage renversant s’invite avec douceur au sein des 51 chambres pourvues de vastes fenêtres, avec mention spéciale pour la Seafront Suite, depuis lesquels admirer les îles Cagarras, la côte qui s’étire vers Ipanema et Arpoador, ou encore les montagnes qui enveloppent Rio. À l’intérieur, les tonalités sableuses rappellent la plage, avec des verts et des bleus qui font écho à la végétation et à l’océan. Le mobilier dessine un équilibre subtil entre confort contemporain et savoir-faire local, sans hasard aucun. Ici, le luxe se mesure moins à l’accumulation qu’à la sensation ; celle de s’éveiller face à la mer, de laisser entrer la brise, de retrouver dans sa chambre la douceur d’une lumière naturelle. Celle, aussi, de prolonger la douceur d’une journée à la plage jusque dans un bain sublimé de sels apaisants. Et de savoir que nous attend, le lendemain, un divin petit-déjeuner, servi au sein du restaurant ou bien en chambre, et dont le menu seul est un panorama gustatif à part entière, à commencer par sa panoplie de tapiocas.
Récompensé par Wallpaper en 2019, par les Tatler Travel Awards en 2020 et par un iF Design Award en 2022, le JANEIRO affirme une vision singulière du luxe urbain, où le design dialogue avec une sensibilité environnementale et un attachement revendiqué aux savoir-faire locaux. Mais au-delà des distinctions, c’est une certaine idée du voyage qu’il défend : celle d’une adresse qui ne cherche pas à se couper de sa destination, mais à en révéler les accords les plus justes.








