Cette saison à Paris, Dyson apparaît là où on ne l’attendait pas forcément : dans les coulisses des défilés. Jeudi chez Chloé, à l’UNESCO. Vendredi au Carrousel du Louvre pour Issey Miyake. Dans les loges, les appareils Dyson passent simplement de main en main. Ce détail en dit long sur l’évolution de la marque britannique. Longtemps associée aux aspirateurs et aux ventilateurs au design futuriste, Dyson explore désormais un autre territoire : la beauté. Depuis son entrée dans cet univers en 2016 avec le sèche-cheveux Supersonic, la marque développe une approche du soin capillaire fondée sur l’ingénierie et la recherche technologique.
Chloé, jeudi 5 mars 2025
À l’UNESCO, Chloé confirme la direction prise par Chemena Kamali depuis son arrivée à la tête de la maison. La collection renoue clairement avec l’esprit bohème qui a longtemps défini l’identité de la marque, avec des références assumées à l’imaginaire folk des années 1970. Mais Kamali ne se contente pas d’un simple retour nostalgique. Elle semble surtout chercher à réinstaller une certaine idée de la femme Chloé : libre, instinctive, presque nomade. Le romantisme demeure, mais il gagne en assurance. L’ensemble dégage une forme de naturel qui correspond bien à l’esprit de la maison. Ce qui retient aussi l’attention, c’est l’importance donnée au geste et à l’artisanat. Dans une industrie dominée par la vitesse et la répétition, cette insistance sur le travail de la main apparaît presque comme une prise de position.
Dans les coulisses, Dyson accompagne les équipes beauté avec ses outils capillaires, dont le Dyson Supersonic r™, dernière évolution du sèche-cheveux développé par la marque.
Issey Miyake, vendredi 6 mars 2025
Le lendemain, au Carrousel du Louvre, l’atmosphère change sensiblement. Chez Issey Miyake, la collection imaginée par Satoshi Kondo adopte un ton beaucoup plus contemplatif. Intitulée Creating, Allowing, elle poursuit la réflexion chère à la maison sur la relation entre le designer, la matière et le corps. Plutôt que d’imposer une forme définitive, la collection semble laisser une part de liberté au vêtement lui-même. Les volumes semblent se construire autour du corps plutôt que lui être imposés, fidèle à la manière dont la maison pense le vêtement : comme une forme en mouvement.
Dans les loges, les équipes utilisent les outils capillaires Dyson, dont le Supersonic r™, dont le design minimaliste semble presque à sa place dans cet univers où technique et création dialoguent naturellement.


L’arrivée de Dyson dans la beauté remonte à 2016, avec le lancement du sèche-cheveux Supersonic. Dès son apparition, l’objet attire l’attention : moteur miniature placé dans le manche, contrôle précis de la température et design radicalement différent.
Depuis, la marque a poursuivi cette exploration avec plusieurs appareils devenus familiers dans l’univers de la coiffure. L’Airwrap, par exemple, utilise le flux d’air pour former les cheveux sans recourir à une chaleur excessive, tandis que le lisseur Corrale repose sur des plaques flexibles destinées à mieux contrôler la fibre capillaire. Une approche assez différente dans un secteur longtemps dominé par les marques de cosmétique.
Plus récemment, Dyson a élargi cette démarche avec le développement de ses propres formules capillaires. La marque propose désormais plusieurs lignes de produits Chitosan™, Omega™ et Amino™ conçues pour fonctionner en complément de ses technologies. L’idée est de créer un écosystème complet dans lequel outils et formulations se répondent.
Certaines matières premières proviennent directement des exploitations agricoles de Dyson dans le Lincolnshire, au Royaume-Uni. L’huile de tournesol utilisée dans la gamme Omega™, par exemple, est pressée à froid à partir de cultures cultivées par la marque. Cette présence en backstage s’inscrit dans un mouvement plus large. Depuis quelques années, la technologie occupe une place croissante dans l’univers de la beauté, entre appareils de soin, diagnostics capillaires et outils de coiffage de plus en plus sophistiqués. Dyson fait partie de ces nouveaux acteurs venus de la technologie qui redéfinissent la manière d’aborder le soin capillaire.
Dans les coulisses des défilés, ces outils trouvent un terrain d’expression particulier. Entre précision technique et image, la Fashion Week devient presque une vitrine naturelle pour cette nouvelle génération de beauty tech.













