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Photo, ZEROZORO

CARNET DE BEAUTÉ

Par MAÏTÉ TURONNET

L’habitude en a été prise cet été. Mais elle demeure en automne et sans doute au-delà, tant le geste est délicieux. Découvrez les brumes de parfum.

COMME UN NUAGE

Depuis ses débuts dans le parfum en 1963 (à l’époque, exclusivement des bougies très vite connues du monde entier), mais surtout en 1968 avec la naissance de L’Eau, première fragrance moderne non genrée (si l’on excepte l’Eau de Cologne), très épicée, très dépaysante, il y a toujours de l’inattendu dans les fragrances de Diptyque, une surprise, une élégance. Celle de cette Eau Papier “pour les cheveux” est un nuage de muscs et de vapeur de riz. Une note lente et profonde, c’est-à-dire peu montante, dont le “rythme” rappelle celui de l’iris, même si bien entendu les essences sont différentes. Pour ce qui est du riz, 114 composés volatils ont été identifiés dans le kamalis, une exceptionnelle variété japonaise. Ici, son expression évoque une feuille de Canson blanc pur vélin (dû au sésame grillé ou à l’amande amère ?), marié a des accents boisés qui ne sont pas sans rappeler l’odeur de l’encre qu’on employait jadis pour écrire des lettres (d’amour ?). Le parfumeur (Fabrice Pellegrin) a ajouté un rien de mimosa aussi duveteux que grassois en parfait accord avec les muscs blancs.
L’Eau Papier Parfum pour les Cheveux, Diptyque

*Cet article est issu de notre numéro d’automne 2025. Pour ne manquer aucun numéro, vous pouvez également vous abonner.*