Depuis ses débuts à 17 ans, en réalisant un livre avec Paul Éluard, Serge Rezvani est devenu peintre, pêcheur sous-marin, écrivain, dramaturge et parolier culte. À l’approche de la centaine, l’artiste “pluri-indisciplinaire” foisonne de projets.
CitizenK International : Vous aviez refusé les offres d’Eddie Barclay et d’Hollywood, pourquoi avoir accepté celle de Tricatel pour votre prochain disque ?
Serge Rezvani : Des gens rôdaient autour de mon projet en essayant de voir ce qu’ils pourraient bien gratter dans cette histoire, et ça ne me plaisait pas. Alors c’est moi qui ai sollicité Bertrand Burgalat pour prendre en nourrice ce disque de duos d’amour sur son label. Il a dit oui tout de suite. J’ai pensé à lui car, dans un disque de reprises de mes chansons, il avait interprété “Je suis d’un autre monde” d’une façon extraordinaire. Il avait atteint Schubert !
Comment est arrivée votre rencontre avec la comédienne Natalie Hakoun ?
Le titre “Ça s’est passé à Montparnasse” raconte ce moment. Je me trouvais au café Le Select quand une jeune femme s’est s’avancée vers moi. Elle était justement en train d’écouter au casque ma musique avant de m’inviter à un spectacle où elle interprétait quelques chansons de moi. J’ai aimé sa voix fragile comme du cristal, qui peut se casser à tout moment, mais ne se casse pas. Nous avons travaillé pendant un an avec cinq musiciens que je trouve merveilleux. M’approchant de la centaine, Natalie m’a apporté une telle fraîcheur !
*Cet article est issu de notre numéro d’automne 2025. Pour ne manquer aucun numéro, vous pouvez également vous abonner.*
