×

5 fondamentaux sur le kimono

Par LAURENT DOMBROWICZ Illustrations, LUCY SCHMIDT

ORIGINES

Les Chinois ont exporté ce vêtement unisexe au Japon pendant l’époque Heian, (VIIIe siècle). Traditionnellement, il s’agit d’un vêtement aux manches courtes, fait de tissu plié et croisé sur le devant, fermé par une ceinture obi. Imprimé, tissé et/ou brodé, le kimono est perfectionné pendant l’ère Edo (XVIe siècle) où il devient le vêtement de l’élite japonaise, à commencer par la cour impériale.

ORIENTALISME

C’est le couturier Paul Poiret, généralement associé à la libération du corps féminin, qui succombe le premier à son charme exotique et le propose aux élégantes des années 1910. Bordé de fourrure ou de plumes, il devient synonyme de cette élégance un peu décadente qui règne sur le Paris artistique de l’époque.

AU CINÉMA

Pour le film My Geisha, sorti en 1962, le réalisateur Jack Cardiff s’est très librement inspiré du célèbre opéra Madame Butterfly de Puccini. Pour incarner la geisha Yoko Mori, il choisit la pétillante Shirley MacLaine dont les yeux bleus sont au centre de l’intrigue. La costumière Edith Head sera nommée pour l’Oscar de la meilleure création de costume.

REVISITÉ

Avant que le terme d’appropriation culturelle ne fasse son apparition, de nombreux créateurs et couturiers ont tenté, avec plus ou moins de talent, de intégrer le kimono au vestiaire occidental. En 2007, John Galliano emmène la haute couture Dior dans un conte japonais de tous les superlatifs. Le kimono s’y trouve hybridé avec la veste Bar, à grand renfort d’origamis.

PODIUM

Le musicien Yoshiki est une star au Japon, passant du hard rock au piano classique, remplissant les stades et présent jusqu’aux cartes de crédit à son effigie en hologramme. Depuis 2010, il crée et fait défiler de superbes kimonos inspirés de modèles traditionnels pour sa griffe Yoshikimono. Ces pièces d’exception ont également été exposées dans les plus beaux musées d’arts décoratifs, notamment le Victoria & Albert Museum de Londres et le Tokyo National Museum.